Les mots pour le dire.

Depuis que les horribles colons ont été chassés de la gestion de ce petit village, rien n’a changé mais les nouveaux maitres, n’ayant pas de projet particulier, rien en tout cas concernant l’avenir du village, donc pas grand chose à dire, ne sachant trop comment exister, ont décidé de se mettre à la « COMMUNICATION » ! Ça fait moderne, et quand on n’a rien à dire, il est très important de le dire bien !

La différence entre la « com » et l’information réside dans le fait que la « com » donne une apparence, « l’info » donne du sens. Occupons-nous donc du sens.

La loi prévoit que le maire et les adjoints ont droit à une indemnité. C’est clair, légal, sans problème et plutôt sain. Ils perçoivent une certaine somme d’argent et en font ce qu’ils veulent, c’est leur problème. Ce qui fait débat vient du fait que ce sont les bénéficiaires de cette manne qui votent le montant de cette indemnité.

Or, les nouveaux maîtres des lieux ont décidé de bien montrer au petit peuple qu’ils se sacrifiaient pour le bien commun. Pas question, donc, de laisser croire que les élus touchent de l’argent indûment ou exagérément. Il va donc leur falloir justifier du bien-fondé de cet argent. Mais il y a l’histoire si proche qu’elle est encore présente dans toutes les mémoires.

HISTORIQUE

Pendant des années et des années, une ancienne adjointe a touché, normalement, des indemnités. Mais, malheur, un jour, les horribles colons ont gagné les élections. Plus d’indemnités ! Ce sont les nouveaux qui vont les toucher !

Pas question de les laisser voler l’argent des contribuables ! Donc, cette ancienne adjointe n’a cessé de vitupérer, de hurler contre ces vampires venus d’on ne sait où. Ses amis l’ont accompagnée, évidemment.

Mais bien vite, ces années et ces années passées pendant lesquelles elle touchait des indemnités sont revenues à la surface. Il fallait se justifier.

Un de ses amis a donc répété haut et fort, en conseil municipal la version qui avait été répandue dans le village : cet argent avait été entièrement reversé à des associations. Son ami, ne reculant jamais devant l’emphase a cru bon de parler de « la grande délicatesse » de cette ancienne adjointe.

Réfléchissons un instant. Cette déclaration solennelle, au cours d’un conseil municipal, concernant l’utilisation de ses indemnités induit trois réflexions.

Première réflexion. Si cette femme n’a effectivement pas gardé cet argent, elle a donc considéré que ces associations méritaient une subvention que le conseil municipal ne donnait pas. Elle s’est donc servie de son statut d’élu pour donner une subvention indirectement sans passer par un vote du conseil municipal de l’époque. Elle avait parfaitement le droit d’utiliser ses indemnités comme elle le voulait, mais il est toujours un peu curieux et déplaisant de voir quelqu’un se répandre publiquement sur sa générosité.

Seconde réflexion. Précisément le jour de cette déclaration en conseil municipal, trois personnes présentes dans la salle venaient tout juste de se retrouver pour aider une personne vivant dans le village. Ces trois personnes avaient donné de l’argent et du temps, mais n’avaient pas jugé utile de le faire savoir. Pour eux, faire connaître publiquement leur générosité, n’aurait pas été de la « délicatesse » mais de l’obscénité.

Troisième réflexion. Cette ancienne adjointe, a durant toutes ces années acquis des points de retraite liés à ces indemnités. Nous sommes certain, évidemment, qu’elle versera aussi l’argent, lié à ces points acquis pendant ses divers mandats, à des associations.

Dans ce curieux conseil municipal, un adjoint ne vit pas dans le village mais dans une autre ville relativement éloignée. C’est son droit. Mais les déplacements coûtent cher. Il a donc besoin d’une aide financière. Tout ceci est parfaitement normal. Ou tout devient rigolo, c’est dans cet acharnement de ce conseil à cacher les choses que tout le monde sait. Ils ont même prétendu que la loi interdisait les défraiements. Or elle les interdit seulement pour ce qui relève des indemnités. Ce qui est normal. La justification même des indemnités est bien de palier aux dépenses supplémentaires générées par une fonction élective. Mais, voilà bien le drame de ces gens. Les indemnités sont votées par le conseil donc connues des électeurs alors que les défraiements sont noyés dans les dépenses de fonctionnement. Plutôt que de dire clairement les choses, ils ont préféré des formules floues et alambiquées. Un médisant, membre du conseil municipal a même osé dire, publiquement, que toutes ces circonvolutions étaient malsaines.

Visiblement, il n’a pas été le seul. Le vote des indemnités a été refusé par la préfecture. Tout est à recommencer.

Dans une prochaine publication sur ce blog, on parlera de la « communication » de ce curieux conseil municipal.

 

 

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