La déclaration qui a semblé si longue à certains !

Les récents évènements me mettent dans une situation particulière. Je tiens donc à dire clairement et publiquement ce que je pense de tout ce qui s’est passé ici et quelle sera mon attitude dorénavant.

D’abord, une petite réflexion préliminaire. Dans l’Union Soviétique stalinienne, il était courant de voir disparaître des photos officielles le visage d’un ancien dirigeant tombé en disgrâce. Il était purement et simplement effacé de la mémoire des gens. Il est remarquable, que depuis la réunion avec M. Savary et M. Comet, suivie de diverses réunions d’élus, de trois conseils municipaux le nom de l’ancienne Maire de Moustey n’ait jamais été mentionné. Je tiens donc à féliciter, pour leur courage, tous ceux qui ont présidé ces diverses réunions pour leur habileté toute soviétique à tenter d’effacer le nom même de cette femme.

Si les temps s’y prêtaient encore, je pense qu’elle aurait été brûlée en place publique ou flagellée voire tondue.

Je tiens aussi à rappeler qu’au cours de ces courtes années, celle dont on n’a plus le droit de dire le nom n’a eu qu’un véritable opposant, moi. En effet, qui d’autre que moi s’est opposé à elle sur les vrais choix politiques comme le problème de la distribution de l’eau, le problème de l’assainissement, le choix du chauffage de la salle des fêtes et quelques autres du même type. Tous sans exception, vous avez suivi l’avis de celle qui n’a plus de nom. Il est vrai aussi que sur ce qui vous a tant intéressés au cours de ces années comme le montraient les âpres discussions sur le budget fonctionnement m’ont laissé souvent indifférent. J’admets que je n’avais pas d’avis particulier sur le nombre de gommes ou de stylos billes nécessaires au secrétariat de mairie, ni du nombre de litres de fuel nécessaire au bon travail des employés municipaux. Il est bon de rappeler ici que toutes les soi-disant économies que vous prétendiez pouvoir réaliser ne représentaient que des miettes du budget total de la commune. De plus, il était clair que certaines étaient totalement irréalistes voire totalement stupides puisque, je le rappelle, certains ont voté contre leurs propres propositions, lors de ce mémorable et pitoyable conseil municipal du 14 avril 2012. Ces brillantes idées sont aujourd’hui totalement oubliées dans le budget que vous avez présenté récemment. Et je m’en réjouis.

Un petit point concernant ces fameux budgets qui nous intéressaient tant. Un budget doit permettre à la commune de vivre pendant une année. C’est tout au long de l’année que des économies doivent être réalisées, comme dans un ménage, on économise sur l’argent qui entre dans notre porte-monnaie, pas en réduisant nos recettes. Ce sont ces économies-là qui constituent notre capacité d’auto-financement. Les réductions de budget même si elles sont absolument nécessaires ne doivent jamais entamer les capacités d’action de la commune.

Il me faut d’abord expliquer ce qu’est, pour moi, un conseiller municipal. Comme son nom l’indique, il est « conseiller » pas gestionnaire. Jamais on ne m’a demandé mes diplômes de gestion lorsque je me suis présenté sur la même liste que celle dont on ne dit plus le nom. On m’a simplement demandé si j’avais des idées sur l’orientation que je souhaitais à la commune.

Le rôle du conseiller est d’infléchir la politique communale dans le sens qui lui paraît favorable à la communauté. Des techniciens, formés pour ça, ont alors le devoir de mettre par écrit et de chiffrer les décisions prises par les politiques, c’est-à-dire nous, les conseillers. Pour bien me faire comprendre, je vais donner un exemple. Imaginons une commune où les conseillers voudraient construire une salle de sport et une piscine. Deux options que nous admettrons comme justifiées mais l’une et l’autre très onéreuses. Le technicien chargé de rédiger le budget va conclure qu’un choix doit être fait : soit on renonce à l’un des deux projets, soit on en réduit les coûts, soit on augmente les impôts. Le rôle des conseillers est alors de faire ce choix politique. Aucun d’entre nous, je le rappelle n’a la moindre compétence en gestion publique. L’illustration de ce que je dis a été patente lors des refus de voter les différents comptes administratifs. Je rappelle que le compte administratif est le bilan objectif des recettes et des dépenses de la commune. Comme son nom l’indique, c’est un compte, rien de plus. Refuser de les voter, mais par ailleurs voter le compte de gestion qui est une autre présentation de ces mêmes comptes relève donc bien d’une volonté délibérée de bloquer par tous les moyens possibles la vie de la commune.

Mais, passons à quelques considérations plus « politiques ». Dans le cas qui nous réunit ce soir, il est remarquable qu’aucun d’entre nous n’a réellement été élu. Aucun d’entre nous n’a réussi à être choisi par la moitié des suffrages exprimés. Si l’on ramène nos scores au nombre d’électeurs inscrits, les résultats réalisés par chacun d’entre nous, frisent le ridicule. Les Mousteyais, par leur vote ont été clairs. Ils ne voulaient d’aucun d’entre nous. C’est bien la loi et uniquement la loi qui a décidé que par magie nous devenions des élus. Cela n’a pas empêché certains d’entre nous à parler au nom des Mousteyais. Avec les scores aussi minables que nous avons tous eus, cela tient d’une immense prétention et surtout d’un manque de respect des électeurs. Notre rôle, me semble-t-il aurait dû être la modestie et le débat serein sur ce qui nous semblait, à chacun d’entre nous et pour chaque problème se posant dans la commune la meilleure solution. Nous aurions alors exercé notre rôle de « conseillers ».

Comment donc en est-on arrivé à un tel blocage de ce conseil ? La question est intéressante puisque la réponse pourrait permettre à ce village de vivre, dans l’avenir, normalement.

Un début de réponse m’a peut-être été donné le soir du deuxième tour des élections municipales de 2008. Alors que je quittais la salle où avaient été prononcés les résultats, c’est-à-dire celle où nous sommes aujourd’hui, j’ai été pris à parti par Madame Castaing que je ne connaissais pratiquement que de vue et par un jeune homme.

Madame Castaing, ce soir-là, a tenu à me dire clairement que n’étant pas originaire du village, pas originaire des Landes et pas Gascon, je n’avais aucun droit à me mêler des affaires de la commune. Le jeune homme qui l’accompagnait, je l’ai appris plus tard, était son fils. Lui, à qui je n’avais jamais adressé la parole, s’est même permis de vilipender ces « étrangers » dont je faisais partie qui envahissaient son pays. Quelques mois plus tard, il se fendait même d’un texte inoubliable sur les « colons » montrant par là sa grande inculture concernant le colonialisme ainsi que son incroyable xénophobie.

Un peu surpris, je suis retourné voir mes compagnons de liste puisque la tradition veut que l’on fête des victoires électorales même quand elles sont aussi peu glorieuses. Je leur ai raconté ce qui venait de se passer et aucun d’eux n’a paru surpris. Mais à la réflexion, tous pensaient que les choses allaient se tasser. Rien ne s’est tassé. Rien n’a évolué.

Aujourd’hui, le cycle est achevé, les « colons » sont éliminés.

Ce que vous détestez chez moi, madame le Maire, ce ne sont ni mon discours, ni mes idées ni même mes actes mais mes origines.

Je n’ai pas varié. J’aurais toujours le même discours, les mêmes idées et je serai toujours né à Beauvais dans l’Oise. Je n’y peux rien et jusqu’à l’année prochaine je resterai conseiller municipal.

Mes votes seront toujours ceux que j’estime justes. Visiblement, depuis que les « colons » ont été éliminés et en lisant votre budget, il est remarquable que les budgets et les projets que vous avez tant combattus jusqu’à empêcher toute activité dans ce village, sont devenus les vôtres, tant mieux. Mais quel dommage que vous ne l’ayez pas vu avant.

Il aura, par exemple, fallu 3 ans de répétition par M. Le percepteur des principes qui régissent un budget pour qu’enfin son discours soit compris. Selon certains, les explications étaient, cette année, d’une grande clarté. Il n’aura fallu à ces conseillers que 3 ans pour qu’ils comprennent.

Les projets de celle qui n’a jamais existé auraient pu largement être améliorés avec un peu de collaboration des conseillers municipaux et surtout mis en oeuvre depuis deux ans. Sans cette haine pour les nouveaux arrivants, il y a déjà un bout de temps qu’il y aurait du chauffage dans l’église, que le stade serait utilisable et que la salle des fêtes aurait été remise à neuf. La haine est improductive.

Mon attitude dans les mois qui viennent sera donc claire. Même s’il peut m’arriver d’être profondément déplaisant, je déclare très solennellement et en public que jamais je n’utiliserai le mensonge, l’insulte, la haine. Ce dont certains ne se sont pas privés.

Je déclare aussi publiquement que moi, l’envahisseur, je ne nuirai jamais à la bonne marche de ce village comme certains l’ont fait toutes ces dernières années. De ma part, aucun risque de procédures imbéciles, pas de rappels à la loi idiots et toute cette armada de procédés dilatoires.

Ces quelques principes étant bien précisés, je continuerai à faire mon boulot de conseiller si tant est que ma santé me le permette et, surtout que l’on veuille bien m’en laisser le droit.

Une première question : avez-vous l’intention de faire réaliser un audit sur les finances de la commune avant et après le passage de celle qui n’a jamais existé et de le rendre public ?

Une question anodine pour finir. Préférez-vous être appelée Madame Le Maire ou Madame La Maire ?

1 Réponse à “La déclaration qui a semblé si longue à certains !”


  • Stranger In Strange Landes

    Beaucoup reste accrochés à leurs préjugés comme ceux qui pensent connaître le monde en le regardant à travers la télévision.

    Si les  » autochtones  » aiment leur village, pourquoi n’ont ils pas acceptés les idées des  » colons  » même quand c’étaient les leurs ? Surtout pour ensuite s’approprier celles des  » colons « . C’est ce que l’on appelle une perte de temps.

    Avant d’être Mousteyais, Landais, Aquitain, Français, nous sommes tous citoyens du monde. Aveugle nous sommes, jusqu’à ce que l’on voit au-delà des images que l’on reflète.

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